Institut Notre-Dame Anderlecht

Institut

Enseignement Secondaire Général et Technique de Transition
Rue de Fiennes, 66 - 1070 Bruxelles
Tel : 02/522.18.73 - Fax : 02/522.19.10 Mail : contact@ind1070.be

NOTRE-DAME ANDERLECHT

IND : vue de l'entrée principale, rue de Fiennes

En 2005,  l’INSTITUT NOTRE-DAME DE CUREGHEM A EU CENT ANS !

 

La Belgique fête en 1905 le 75e anniversaire de son indépendance et les 40 ans de règne de son Roi Léopold II.

Le Cardinal GOOSSENS, archevêque de Malines, souhaite la création d’une école catholique dans chacun des faubourgs en voie de grand peuplement, aux abords de la ville de Bruxelles.

Le curé de la paroisse Notre-Dame Immaculée, l’abbé Van Genechten et son frère séminariste achètent une maison rue de Fiennes, dans le nouveau quartier de Cureghem à Anderlecht, à deux pas de la Gare du Midi, à quelques pas des boulevards centraux, au pied du nouvel Hôtel communal (inauguré en 1879).

Un jeune professeur de l’Institut Saint-Louis est nommé directeur : l’abbé Albert ROOSE.

L’INSTITUT NOTRE-DAME naît en 1905 et conserve le même directeur jusqu’en 1941.

L’établissement est modeste : une maison bourgeoise avec porte cochère, suivie d’une grande cour. « Enserré dans un pâté de maisons cossues, l’Institut étouffera, disent les sceptiques, il ne pourra bâtir… ». Le directeur Roose s’attellera durant 36 ans (il a 29 ans en 1905) à démentir ces sombres prédictions. L’appui de l’Archevêché, la confiance des parents catholiques d’Anderlecht, le dévouement de ses professeurs et la reconnaissance de ses Anciens ne cesseront de l’épauler dans cette tâche immense.

L’Institut aménage de nouvelles classes, des salles d’études et une chapelle (1906) ; il construit un nouveau bâtiment (1907), entame les humanités latines (1908), ouvre un internat et achète la maison voisine (1912)… et dépasse largement les deux cents élèves.

Pour éduquer à servir dignement la Vierge protectrice, le directeur a fondé la Congrégation de la Très Sainte Vierge (1907) ; pour initier ses jeunes élèves à la dure réalité quotidienne, il lance les visites de la conférence de Saint-Vincent-de-Paul (1908) auprès des déshérités. Les premières fancy-fair ouvrent l’école aux parents. Une équipe de football divertit l’esprit et fortifie les corps : la coupe du Cardinal est enlevée en 1914, et certains vaillants équipiers s’en iront fonder, quelques années plus tard, le… Sporting Club Anderlechtois, aujourd’hui mondialement connu. L’Institut possède son drapeau (1910) qu’il arbore, en ces temps de ferveur, au sein des pèlerinages et des défilés patriotiques.

La Grande Guerre entraîne cinquante Anciens dans les rangs de ses armées. Sept d’entre eux sacrifient leur vie à la défense de la patrie. En plein conflit, l’Institut fête son dixième anniversaire et à cette occasion, la Chorale des Petits Chanteurs de Notre-Dame entame une odyssée qui servira pendant plus de quarante ans la renommée de l’Institut, quelques Anciens jettent les bases d’une Association d’Anciens (1917), créent une « Symphonie » et une « Dramatique » Musique et Théâtre.

La guerre se termine et… les Anciens reviennent en foule auprès de leur « vénéré » directeur. Le penchant de ce dernier pour la lanterne magique se concrétise en Cinéma Notre-Dame. L’Institut construit une salle des fêtes et une chapelle pour 350 élèves, un dortoir pour 30 internes (1922-1923), et s’étale dans la rue de Fiennes. A l’occasion de la célébration du Jubilé sacerdotal du directeur (1925), les Anciens en honorant les victimes de la Grande guerre par l’érection d’une stèle, offrent à leur « cher directeur » son portrait en pied et un nouveau drapeau pour l’Institut.

Un quart de siècle, près de quatre cents élèves, une pléiade d’Anciens parmi les membres du clergé et les professions libérales, la protection attentive de trois cardinaux… cela se fête.

Les exécutions de la Chorale et les séances hebdomadaires de cinéma, les grandes fêtes liturgiques (et particulièrement celles réservées à la Vierge) et les pèlerinages, la Saint-Nicolas et la Sainte-Cécile, la fête du directeur et la distribution des prix, plus encore que les vacances, jalonnent l’année scolaire.

Dès 1933, les Anciens ajoutent au calendrier annuel quelques dates mémorables avec les pièces de théâtre qu’interprète le « Ménestrel », la troupe des Anciens.

Pour les élèves, l’Institut s’incarne d’abord dans la personnalité du Chanoine Roose conduisant d’une main ferme sa troupe de professeurs entièrement dévoués à la « Maison » ; pour les Anciens, l’Institut reste la grande famille où s’épanouissent l’amitié paternelle du Chanoine et la fraternité de l’Association.

La guerre interrompt pour un moment l’envol de l’Institut. Le temps du sacrifice, du silence, du travail dans l’ombre est arrivé. Les autobus qui servaient au ramassage des élèves s’en vont… au gré des réquisitions militaires ; les spectacles sont interdits, l’alimentation rationnée… L’Institut se referme apparemment sur lui-même, mais, fidèle à l’idéal patriotique qu’il a toujours enseigné à ses élèves, s’installe dans la résistance silencieuse, pendant que vingt-huit de ses Anciens vont mourir aux quatre coins du monde sur les champs de bataille, dans les camps ou les prisons.

L’Institut héberge et nourrit près de sept mille réfugiés lors de l’exode de mai 1940, recueille des enfants juifs, des réfractaires, des jeunes recherchés par l’occupant.

Le nouveau directeur, l’abbé Van den Broeck (1941-1944), ne craint pas les audaces : soirées théâtrales, projection de films américains, cérémonies religieuses en pleine cour de l’Institut pavoisé, fondation d’une troupe scoute,…

Quittant l’Institut en février 1944, pour entamer un directorat à l’Institut Saint-Boniface, l’abbé Van den Broeck laisse sur son bureau une liasse de projets pour des lendemains plus favorables : aménagements, nouvelles constructions, voire déménagement de l’Institut. Son successeur, l’abbé Pierre Goossens (1944-1957) prendra à cœur de les réaliser… en les multipliant.

Avec la liberté retrouvée, l’Institut ressuscite à la Lumière et reprend toutes ses activités avec enthousiasme. Ce sont les plus belles années du Ménestrel et de la Chorale.

L’abbé J-M. Jamart et Paul De Maet, alliant leurs talents d’économiste et de juriste, imaginent des « Cours du soir de comptabilité et de secrétariat » (et très vite une section « Langues vivantes » et une section « Fiscalité ») pour les jeunes gens (et jeunes filles) qui, leurs humanités inférieures terminées désirent se lancer avec succès dans le commerce, l’industrie ou la finance ; l’INSTITUT DES SCIENCES COMMERCIALES NOTRE-DAME est né. Il répond à une nécessité de l’heure car, en quelques années, il attire plusieurs centaines d’élèves pour atteindre 400 disciples en 1960.

La célébration du Jubilé sacerdotal du Chanoine Roose (1950) fait office de répétition générale du 50ème anniversaire de l’Institut ; et, à l’occasion des cérémonies de cet anniversaire, l’Institut manifeste clairement sa reconnaissance au clergé, son attachement à la monarchie, sa détermination dans la formation humaniste et chrétienne de ses élèves. Les discours enflammés et l’hommage aux victimes des deux guerres succèdent aux pèlerinages d’action de grâces et aux marches patriotiques des élèves défilant au travers de la commune. La guerre scolaire est proche.

L’Institut s’étale à nouveau dans la rue de Fiennes du 58 au 68 (1948) et à la veille de son cinquantenaire, acquiert, rue Brogniez, une usine de Ravitaillement Colonial (Ravico, 1954). Le Cinéma Notre-Dame acquiert son autonomie sous le nom de Ciné Excelsior (1954) et devient, pour une dizaine d’années encore, le centre d’attraction cinéphile de tout Bruxelles.

Débordant d’ardeur nouvelle, malgré l’orage qui gronde déjà au loin, l’Institut vogue sur les plus hautes lames. Dès sa création (1955), l’Association des Parents participe à l’action éducative de l’Institut : elle crée une colonie de vacances (Pede Notre-Dame) gérée « par les familles, pour les familles » ainsi qu’un service de librairie destiné à amenuiser les dépenses scolaires (1956).

Le directeur Goossens cède la place à l’abbé Marcel Halvoet (1957). L’internat supprimé, les bâtiments scolaires de la rue de Fiennes sont entièrement rénovés. Un laboratoire de sciences (1958) et une salle de projection pluridisciplinaire (1961) s’ajoutent à la nouvelle salle de gymnastique (1955). Toutes ces dépenses sont couvertes par une suite de Fancy-fair mémorables.

Venant de Sainte-Marie à Schaerbeek, l’abbé Jean Lambeau remplace l’abbé Halvoet à la tête de l’Institut (1963). Le corps professoral est presque entièrement renouvelé ; bientôt les dames y feront leur apparition (1967). La trentaine de professeurs, dont une dizaine de prêtres, devient en moins de vingt ans, une petite centaine, parmi laquelle la moitié de dames.

L’Institut reprend sous son nom d’anciennes écoles paroissiales : rue Docteur Jacobs (1963), drève des Agaves (1967), rue Adolphe Willemijns (1975) et reconstruit son école primaire rue Brogniez (1968-1969). Après l’instauration d’un service médico-social au sein de l’école, l’Institut diversifie de 1965 à 1971 ses sections d’Humanités supérieures.

Sous-Directeur de l’abbé Lambeau, M. Robert Dupuis (1982-1996) assume les fonctions directoriales, entouré d’une équipe bien rôdée de « coordonnateurs ». Les anciens professeurs, dont certains enseignent à l’Institut depuis plus de trente ans, font progressivement place à de plus jeunes, le plus souvent même à de très jeunes enseignantes.

A mesure que les murs de nouveaux bâtiments s’érigent, l’ancien réfectoire des élèves est transformé en une agréable cafétéria : sandwichs garnis, frites et croque-monsieur. Les différentes ailes de l’Institut reçoivent une appellation « New look » : Rimbaud, Galilée, Vinci, Horizon, Archimède, Ampère. Avec la nomination d’un chef d’atelier, la section professionnelle baptisée « Ecole professionnelle Notre-Dame » prend un nouvel essor. Deux bâtiments contigus accueillent un nombre d’élèves sans cesse croissant. Les électriciens logent à « Ampère » (ancienne manufacture Karachi, rue Brogniez) tandis que l’ option d’installation sanitaire s’installe à « Archimède » (ancienne usine Kraft, rue Rossini).

En 1993, une ancienne usine rue Jorez est réaménagée en Ecole industrielle flambant neuve.

Le cross annuel de l’Institut, la marche de solidarité au profit des peuples démunis tiennent lieu du pèlerinage tombé en désuétude. Les groupes « Tiers Monde » ou « Amnesty international » ont repris – autrement – le flambeau au service des plus démunis que brandissant bien haut, la Saint-Vincent-de-Paul de jadis.

Les années passent, les directeurs se succèdent : M. Robert Dupuis laisse la barre en 1996 à M. Jacques Angenot qui la cèdera en 2004 à Claude Piron…

Le centenaire de l’institut approche à grands pas.

Le quartier de Cureghem a changé lui aussi, ces vingt dernières années. Une population mélangée, très multiculturelle, s’y est installée. Ses enfants fréquentent l’Institut de la maternelle à la fin des études secondaires, avec toujours autant d’enthousiasme et … de succès qu’au début du XXe siècle.

Que retenir des dernières années que nous venons de vivre, que nous vivons encore ? Années de crise, mais aussi années de renouveau, de profonde mutation pour notre monde… L’Institut n’échappe pas au courant.

Néanmoins, audaces pédagogiques et esprit de dévouement au service des jeunes, demeurent, malgré les difficultés, les belles devises de l’Institut Notre-Dame après 100 ans d’existence, et dessinent pour l’Histoire les traits de visage de la vieille dame au cœur toujours prêt à se lancer vers de nouveaux horizons.

Nous voici à l’aube d’un autre siècle. D’autres défis attendent l’enseignement de demain.

Rendez-vous dans cinquante ans pour en (ré)écrire l’Histoire.

                                                                                                             R. Hellin

 

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